Pas de sanction pour le Pr Lantieri

Publié le 21/09/2015
- Mis à jour le 03/09/2019

Mise à jour : Le Pr Laurent Lantieri échappe à la sanction prononcée par la chambre disciplinaire de l’Ordre en 2015. Dans une nouvelle décision, rendue le 12 avril 2018, l’instance ordinale a en effet rejeté la plainte de la patiente qui avait mis en cause le médecin. En décembre 2016, le Conseil d’État avait annulé la sanction prononcée à son encontre et renvoyé l’affaire devant la chambre disciplinaire nationale pour un nouveau jugement.

Article publié le 21/09/2015

Le Pr Lantieri interdit d’exercer pendant un mois ferme par l’Ordre des médecins

Le Pr Laurent Lantieri, chirurgien rendu célèbre par ses greffes de visage, s’est vu interdire par l’Ordre des médecins (CNOM) d’exercer la médecine pendant trois mois dont un ferme à la suite de la plainte d’une patiente.

« La sanction de l’interdiction d’exercer la médecine pendant trois mois dont deux mois avec sursis est infligée au Pr Laurent Lantieri qui exécutera la partie ferme de cette sanction du 1er décembre 2015 au 31 décembre 2015 » précise la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins.

La patiente reprochait notamment au Pr Lantieri d’avoir pratiqué une autre opération de reconstruction mammaire que celle projetée au départ et de ne pas l’avoir informée des risques de celle-ci. L’opération avait été présentée par elle comme un « désastre » sur le plan esthétique.

Dans sa décision, la chambre disciplinaire de l’Ordre a reconnu que les incertitudes entourant l’intervention « ne permettent pas d’affirmer » que la patiente a « donné un consentement éclairé à une intervention qui n’est pas celle qui lui avait été promise ».

Troisième condamnation

Prise en juillet, cette décision annule une décision de la chambre disciplinaire d’Ile-de-France qui avait rejeté en décembre 2013 la plainte de cette patiente.

À deux reprises, en 2013 et en 2014, l’agence régionale de santé d’Ile-de-France avait interdit au Pr Lantieri toute activité libérale à l’hôpital pendant une durée de quatre mois en 2013, puis à nouveau de six mois en 2014, parce qu’il avait refusé de verser la redevance qu’il devait à son établissement pour l’activité privée qu’il y avait mené.

Le Pr Lantieri, qui exerce aujourd’hui à l’hôpital Georges-Pompidou (HEGP) à Paris, a formé un pourvoi en Conseil d’État contre la sanction qui le frappe.

(Avec AFP)

Source : lequotidiendumedecin.fr