Pas de lien entre le 3e suicide et les conditions de travail, selon le CHRU de Lille

Publié le 30/01/2012

Selon une enquête diligentée par le CHRU de Lille, le troisième cas de suicide n’avait pas de lien direct avec les conditions de travail. Début janvier, quatre personnels soignants se sont donné la mort, chaque fois hors de leur lieu de travail. Dans les deux premiers cas, ceux d’un homme et d’une femme travaillant dans le service de réanimation neurochirurgicale, des problèmes personnels étaient à l’origine du suicide. Pour le troisième cas, celui d’une aide-soignante en neurochirurgie, une enquête administrative avait été ouverte par la direction de l’hôpital. La jeune femme de 27 ans s’était donné la mort peu après avoir quitté précipitamment son lieu de travail, à la suite d’un entretien d’évaluation. « L’enquête a permis de conclure qu’il n’existait pas de lien direct entre les conditions de travail de l’aide-soignante et son suicide », a déclaré Yvonnick Morice, le directeur général du CHU, lors d’un point presse. Stéphane Jacob, l’un des responsables de l’enquête a ajouté que selon les témoignages de ses collègues, « la jeune femme traversait de grandes difficultés d’ordre personnel, qui étaient importantes et variées ». Il a précisé que « rien ne permet de dire que l’entretien qu’elle a subi ait été l’élément déclencheur ». Selon la direction, il s’agissait d’un entretien classique pour faire le point. « Il avait également pour but d’éclaircir les circonstances de la chute d’un patient, mais il ne s’agissait en aucun cas de prendre d’éventuelles sanctions contre la jeune femme ou de mettre fin à son stage », a souligné le directeur général de l’établissement. Une autre enquête est diligentée pour le quatrième cas de suicide, celui d’un aide-soignant d’une quarantaine d’années.

C. R.

Source : lequotidiendumedecin.fr