Parcours de soins, libéraux, tarifs : les attentes fortes du SML

Publié le 15/01/2014
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Crédit photo : PHANIE

Face au « délitement progressif et au malaise de la profession », le Dr Roger Rua, président du Syndicat des médecins libéraux (SML), a appelé ce mercredi à « une remise à plat complète de l’exercice libéral », du périmètre d’exercice aux compétences en passant par les tarifs des actes.

L’exercice n’est pas aisé et commande plusieurs actions successives. Le syndicat juge d’abord nécessaire de redéfinir l’exercice libéral dans l’offre de soins, son champ et surtout sa complémentarité avec l’hôpital. « Aujourd’hui, argumente le Dr Rua, il y a un glissement vers l’hospitalocentrisme dans les moyens mis en œuvre. »

Le syndicat réclame aussi l’analyse et la redéfinition, la plus fine possible, de l’offre médicale nécessaire par bassin de vie (spécialité par spécialité, combien de généralistes, de cardiologues, d’ophtalmologues pour couvrir telle population ?). Les circuits d’entrée dans le système de soins devront être revus et plus souples, plaide le SML. « On peut se demander s’il est toujours indispensable d’aller voir un médecin pour un banal mal de tête, s’interroge le praticien. Avec une vraie complémentarité entre professionnels de santé, tout est envisageable. »

Clarification

La stratégie nationale de santé est pointée du doigt. Le syndicat réclame une clarification, notamment sur le rôle des libéraux. Un bon point cependant : la prévention, que le gouvernement place au centre de cette stratégie, et qui est aussi la priorité affichée du SML.

Le syndicat veut baliser davantage le parcours de santé du patient, à des étapes clés. Il rappelle sa proposition de mise en place d’une consultation de prévention pour les jeunes de seize ans. Au moment d’entrer dans le parcours de soins, cette consultation longue serait l’occasion de créer le dossier patient, et d’éclairer le jeune sur la prévention, la sexualité et l’automédication.

La question de la valeur des actes devra être abordée de front. Le Dr Rua juge « évidemment indécent » le tarif de la consultation de base à 23 euros. Le SML préconise « un choc de revalorisation », puisque « ce ne sont pas un ou deux euros ce plus qui vont changer la donne ».

Dans l’esprit du SML, il faut lancer rapidement le versant clinique de la classification commune des actes médicaux (CCAM) afin de sortir du tout à 23 euros. Dans cette nouvelle hiérarchie, des consultations devraient pouvoir être cotées 1 C, 1,5 C, 2 C ou même 3 C. Et pourquoi pas 0,5 C s’il s’agit d’un renouvellement d’ordonnance.

 H.S.R.

Source : lequotidiendumedecin.fr