Oméga 3 et fibrillation auriculaire : une courbe en J

Publié le 26/06/2013

Les poissons riches en oméga 3 sont bons pour le cœur, mais jusqu’à un certain point seulement. Une étude présentée à EHRA EUROPACE (Société Européenne de Cardiologie, Athènes) trouve que l’association entre la consommation des omégas 3 et le risque de développer une fibrillation auriculaire suit une courbe en J. Dans cette étude danoise (Thomas Rix et al.), riche de 57 000 participants qui ont rempli des questionnaires à diverses reprises sur 13 ans, le risque de FA est réduit de 13 % pour une consommation modérée d’acides gras polyinsaturés marins, mais il s’accroît chez les gros mangeurs de saumon et autres poissons gras (+ 3 %). La réduction de fréquence des FA se relie à la réduction des cardiopathies ischémiques et à des effets anti-inflammatoires. Mais l’augmentation du risque de FA chez les sujets dans le quintile des plus grands consommateurs d’acides gras marins est plus difficile à expliquer.

 Dr BÉ. V.

Source : lequotidiendumedecin.fr