Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon : la permanence des soins en ébullition

Publié le 04/01/2012

Alors que les Agences régionales de santé (ARS) peaufinent les budgets qui seront alloués à la PDS en 2012, effecteurs et régulateurs menacent dans plusieurs régions de mettre tout simplement la clé sous la porte, faute de moyens financiers.

En Languedoc-Roussillon, les 16 maisons médicales de garde (MMG) ont fait grève le 1er janvier dernier pour protester contre les réductions de crédits imposées par l’ARS. 26 médecins ont cependant été réquisitionnés pour faire fonctionner la PDS ce jour-là. Le Dr Bernard Méric, un des responsables de la fédération régionale qui gère notamment les MMG, ne décolère pas. En 2011, l’ARS avait déjà imposé à sa fédération une diminution de budget de 20 %, et pour 2012, si les montants alloués ne sont pas encore connus, l’ARS lui aurait déjà annoncé ne pas être sûre de pouvoir garantir les mêmes niveaux de ressources. La fédération menace donc de se remettre en grève prochainement, voire de se dissoudre et de fermer les MMG si les enveloppes allouées ne permettent pas une bonne organisation de cette mission de service public.

En Midi-Pyrénées, le scénario n’est guère différent, même s’il touche d’abord les régulateurs. Après avoir menacé récemment de cesser son activité faute de moyens, l’association régionale de médecins régulateurs (ARMEL) vient juste de recevoir 25 % environ de la somme que devrait lui allouer l’ARS pour 2012, ce qui lui permettra de poursuivre son activité jusqu’au début du mois de mars prochain, précise le Dr Maurice Biniasz, coordinateur de l’association. Mais pour connaître le montant exact qui lui sera alloué, l’ARMEL devra patienter encore plus, jusqu’à ce qu’un accord sur le cahier des charges de la régulation soit trouvé dans cette région. Maurice Biniasz dénonce un « Yalta de la régulation » qui se ferait au détriment des patients, et menace encore d’une grève de la régulation au niveau régional.

 H.S.R.

Source : lequotidiendumedecin.fr