MG France et la CARMF s’étripent à nouveau au sujet de la retraite des médecins

Publié le 25/04/2014
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Crédit photo : S. TOUBON

C’est devenu une habitude. Le syndicat de généralistes MG France et la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) se querellent sur le pilotage stratégique de la retraite des médecins libéraux.

Cette fois, c’est MG France qui a déclenché les hostilités en publiant ce vendredi un communiqué cinglant intitulé « Retraite complémentaire : la pénalisation Maudrux », du nom du président actuel de la CARMF.

« Vous êtes médecin et pensiez prendre votre retraite à 65 ans ? Le président de la CARMF, Gérard Maudrux propose de vous pénaliser ! », affirme le syndicat.

MG France fait référence à un projet de la CARMF consistant à proposer une retraite « à la carte » dans le régime complémentaire (qu’elle gère seule). C’est en juin dernier que le Dr Maudrux avait dévoilé cette « troisième voie innovante face au dilemme "65 ou 67 ans" qui divise la profession » (âge pour la retraite à taux plein). Cette réforme « rétablit l’équité entre libéraux et salariés, supprime les pénalités en cas de départ anticipé, les remplaçant par des bonifications pour ceux qui travaillent plus (...)», justifiait le Dr Maudrux.

Habillage ?

Mais pour MG France, sous l’« habillage » d’une retraite à la carte, le Dr Maudrux propose en réalité de « pénaliser les médecins qui prendraient leur retraite à 65 ans, en supprimant le taux plein à 65 ans ».

Le syndicat accuse le Dr Maudrux d’avoir bloqué depuis des années la réforme nécessaire du régime complémentaire et choisi une voie « démagogique » dont les médecins « vont devoir payer la note », le régime complémentaire étant « en difficulté ».

Riposte immédiate de la CARMF, toujours ce vendredi. « MG France ne semble pas comprendre grand-chose à la retraite et à la dernière réforme du régime complémentaire votée par le Conseil d’administration le 22 juin 2013. » La CARMF se défend de toute volonté de pénalisation et assure que « le régime est équilibré sur le très long terme avec ces mesures, sans avoir besoin de toucher ni à la cotisation, ni à la valeur du point, contrairement au régime ASV ».

C. D.

Source : lequotidiendumedecin.fr