Méningite B en Seine-Maritime : recul de l’hyperendémie, la vaccination toujours recommandée

Publié le 05/01/2012

L’agence régionale de santé (ARS) de Haute-Normandie a, lors d’une conférence de presse, dressé un bilan de l’hyperendémie d’infections invasives à méningocoques B constatée dans la région depuis 2003. Le recul constaté en 2010 en Seine-Maritime a été confirmé en 2011. Toutefois, la vaccination reste toujours recommandée conformément au dernier avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP).

« Le taux d’incidence des infections invasives à méningocoques en Seine-Maritime est aujourd’hui proche du niveau national », a assuré Nathalie Viard, directrice la santé publique à l’ARS. Dans ce département, 22 cas dont deux mortels ont été recensés en 2011 contre 14 dont aucun décès en 2010. Malgré cette hausse, le bilan de 2011 reste, selon les autorités, nettement plus favorable que celui des années antérieures à 2010, notamment à 2008 où un pic de 49 cas dont cinq mortels avait été observé.

La campagne de vaccination lancée en 2006 dans la région de Dieppe où a été identifiée la souche B:14:P1.7,16 particulièrement virulente et élargie en 2009 à une partie de la Somme va toutefois se poursuivre pour prévenir tout retournement de tendance. « Il est toujours vivement recommandé aux enfants et aux jeunes adultes, âgés de deux mois à 24 ans, de se faire vacciner », a insisté Nathalie Viard. Plus de 25 000 jeunes sont concernés en 2012 par la vaccination dont le protocole comporte dorénavant quatre injections au lieu de trois. Un rattrapage devra être effectué chez les sujets ayant reçu le schéma vaccinal à 3 doses d’ici à juin 2012.

« Pour faire face à une moindre mobilisation de la population, il a été décidé, par ailleurs, d’offrir la possibilité de se faire vacciner chez son médecin généraliste », a précisé Nathalie Viard. Les médecins de ville sont désormais impliqués dans la vaccination aux côtés des centres de vaccination et des équipes mobiles de vaccination en milieu scolaire.

Le vaccin utilisé reste toujours le MenBvac mis au point, dans les années 1980, par l’Institut norvégien de la santé publique.

 Dr L. A.

Source : lequotidiendumedecin.fr