Médecins du travail : l’Ordre se défend d’être instrumentalisé par les employeurs

Publié le 16/05/2013
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Crédit photo : S TOUBON

Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) veut réagir aux interventions médiatiques qui ont fait suite à la saisine de l’Ordre par les employeurs de trois médecins du travail, jugés complaisants à l’égard de salariés de leurs entreprises.

L’instance a choisi l’ironie comme moyen de défense. « L’Ordre des médecins instrumentalisé par les employeurs comme certains l’insinuent ? Et avec lui les magistrats administratifs et le conseiller d’État qui président les chambres disciplinaires de première instance et la chambre disciplinaire nationale d’appel ? », s’interroge faussement le CNOM dans un communiqué de presse.

L’Ordre rappelle « qu’il défend l’indépendance de la décision médicale des médecins du travail comme celle de tous les médecins, quel que soit leur statut d’exercice ».

Plaintes rarissimes

De plus, le CNOM précise que « si le médecin attaqué devant la juridiction ordinale n’a commis aucune faute déontologique, la plainte sera rejetée ». Qui plus est, saisir l’Ordre sans motif valable n’est pas sans conséquence, indique l’instance à dessein. L’auteur de la plainte « s’expose au paiement d’une amende pour recours abusif comme au paiement de dommages et intérêts pour le préjudice que sa plainte injustifiée a fait subir au praticien ».

Et d’enfoncer le clou : « L’Ordre des médecins compte à ce jour 5 454 médecins du travail et les plaintes d’employeurs sont rarissimes ! »

A. B.-I.

Source : lequotidiendumedecin.fr