Médecin traitant de l’enfant : une mesure « clientéliste », selon le SML

Publié le 10/06/2014
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Crédit photo : S. TOUBON

Le Syndicat des médecins libéraux (SML) est hostile à la reconnaissance du médecin traitant pour les enfants de 0 à 16 ans, mesure prévue dans le projet de loi de santé publique qui sera présentée officiellement le 17 juin. Le SML s’oppose frontalement à MG France, qui réclame avec insistance l’inscription, au chapitre du premier recours, d’un médecin traitant pour les enfants, qui pourrait, à ce titre, bénéficier du forfait spécifique de 5 euros par an et par patient.

Au nom des principes fondamentaux de l’exercice libéral, notamment le principe du libre choix du médecin, le SML estime que la prise en charge en premier recours des enfants ne concerne pas seulement les généralistes ni les pédiatres, mais toutes les spécialités. Opposé à un « parcours de soins contraints », le SML rappelle qu’il revient aux parents de garantir la santé de leurs enfants jusqu’à leurs 16 ans, et aux médecins d’apporter une juste réponse à leurs jeunes patients.

Pour une consultation de prévention à 16 ans

L’instauration d’un tel parcours de soins est une « mesure clientéliste, qui serait source d’inégalité d’accès aux soins par l’augmentation du reste à charge si l’enfant consulte un médecin en dehors », dénonce le SML.

Bien rempli, le carnet de santé « permet déjà un suivi conjoint entre les différents intervenants », argumente le Syndicat des médecins libéraux. Et de suggérer l’ouverture d’une réflexion sur les moyens à donner pour instaurer, au-delà de ce carnet de santé, un temps d’échange pour les professionnels.

Le SML propose la mise en place d’une consultation longue de prévention à partir de l’âge de 16 ans, lors du choix du médecin traitant. Cette consultation serait l’occasion d’insister sur la prévention primaire, la lutte contre les addictions, et de faire œuvre de pédagogie sur le système de soin français.

Cette consultation pourrait aboutir à la création d’un dossier informatisé simplifié, destiné à un suivi de santé publique, « un véritable passeport de prévention ».

Coline Garré

Source : lequotidiendumedecin.fr