Mauvaise observance : la CSMF réclame des moyens pour accompagner les patients

Publié le 17/11/2014
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Crédit photo : Phanie

L’enquête d’IMS Health montrant que plus d’un patient atteint de maladie chronique sur deux ne prend pas, ou prend mal son traitement, fait réagir la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF).

Le syndicat du Dr Jean-Paul Ortiz estime que cette étude, qui chiffre à 9,3 milliards d’euros par an le coût de cette mauvaise observance, devrait inciter le gouvernement et les caisses « à mettre le turbo sur la concrétisation de la CCAM clinique, attendue depuis 2005 ».

« En donnant les moyens aux médecins libéraux de disposer de consultations longues pour initier les traitements complexes, l’observance serait améliorée », affirme la Confédération.

Le syndicat estime en outre qu’« après l’épisode calamiteux des négociations pluriprofessionnelles, cette enquête montre à quel point ces coopérations, incluant l’éducation thérapeutique du patient, sont cruciales ».

9,3 milliards d’euros : une estimation

IMS a suivi pendant un an 170 000 patients atteints de l’une ou l’autre de ces pathologies : l’hypertension artérielle, l’asthme, le diabète de type 2, l’ostéoporose, l’insuffisance cardiaque, et l’hypercholestérolémie. Les résultats sont édifiants.

Seuls 13 % des asthmatiques observent leur traitement, les insuffisants cardiaques sont 36 % à le faire, les diabétiques 37 %, les hypertendus 40 %, les patients souffrant d’hypercholestérolémie 44 %, et ceux souffrant d’ostéoporose 52 %.

L’économiste de la santé Claude Le Pen, par ailleurs consultant pour IMS, relativise toutefois le montant du coût de cette mauvaise observance. Si les pourcentages sont avérés, les 9,3 milliards d’euros restent selon lui une estimation.

H.S.R.

Source : lequotidiendumedecin.fr