Manifeste en faveur de la santé des jeunes

Publié le 09/02/2012

Neuf associations et fédérations* se sont rassemblées pour rédiger un manifeste pour une politique de santé en faveur des jeunes. Elles demandent la mise en place d’une politique globale qui intègre le secteur sanitaire et social. Le document rappelle que des avancées ont été faites en matière de santé des adolescents. Des structures d’accueil leur sont dédiées et sont présentes sur le territoire, les services adaptés leur sont accessibles. Mais il pointe également certaines remises en cause, inquiétantes en raison d’une précarisation d’une partie de la jeunesse. Les ressources diminuent, la prise en charge des jeunes est morcelée et la prévention est insuffisante.

Plusieurs indicateurs montrent une dégradation de la santé des jeunes et de leur bien-être. Parmi les plus jeunes, les IVG sont en augmentation. Selon l’UNEF, un étudiant sur trois renonce à des soins faute de moyens et 15 % déclarent avoir eu des idées suicidaires dans les 12 derniers mois. « La politique concernant la santé des jeunes est morcelée, nous défendons une politique globale », lance Paul Jacquin, président de la Société française pour la santé des adolescents. « De l’accueil généraliste aux soins spécialisés tout est important mais cela ne se fait pas tout seul. Nous demandons que l’architecture de la prévention et de l’accès aux soins soit revue et pérennisée. »

Le manifeste propose de renforcer et de développer les actions de prévention ainsi que la médecine scolaire et universitaire. Les signataires demandent que les jeunes bénéficient de lieux de soins ambulatoires et hospitaliers. Ils proposent également que les liens entre les structures dédiées aux jeunes soient renforcés, pour permettre une continuité dans l’accueil, l’orientation et l’accompagnement.

La Société française pour la santé de l’adolescent, la Fédération des espaces santé jeunes, l’Association nationale des Points accueil-écoute jeunes, l’Association française de promotion de la santé scolaire et universitaire, l’Association française de pédiatrie ambulatoire, la Commission Adolescent de la Société française de pédiatrie, la Société française de santé publique, l’Association des psychiatres de secteur infanto-juvénile, la Société française de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et disciplines associées.

 C. R.

Source : lequotidiendumedecin.fr