Maladie de Lyme : une « augmentation significative » des cas diagnostiqués en 2018

Par Nordine El Bartali
Publié le 04/07/2019
- Mis à jour le 15/07/2019
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Crédit photo : PHANIE

S’est tenu ce mercredi 3 juillet 2019 au ministère des Solidarités et de la Santé, le 5e comité de pilotage du plan national de prévention et de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques mis en place en septembre 2016.

La rencontre a été présidée par le Pr Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, en présence des associations de patients, des agences de sécurité sanitaire, de la HAS, de l’Assurance-maladie et des professionnels de santé. Il s’agissait de faire un point d’étape sur les actions relatives à la surveillance, à la prévention et à la prise en charge des patients.

104 cas pour 100 000 habitants en 2018, contre 69 cas en 2017

La surveillance de la maladie de Lyme pour l’année 2018, réalisée par Santé publique France et le Réseau Sentinelles, a montré une « augmentation significative » du nombre de nouveaux cas diagnostiqués en médecine générale en France entre 2017 et 2018. Ainsi, le nombre de cas en 2018 a atteint 104 cas pour 100 000 habitants, contre 69 cas pour 100 000 habitants en 2017. Entre 2009 et 2015, les incidences nationales étaient moins importantes. Elles fluctuaient autour d’une moyenne estimée à 46 cas pour 100 000 habitants, d'après Santé publique France.

« Des conditions climatiques favorables au développement des tiques et la sensibilisation des professionnels de santé au diagnostic de cette maladie pourraient expliquer cette augmentation », indique le ministère des Solidarités et de la Santé dans un communiqué de presse publié le 3 juillet 2019. Une hausse des cas diagnostiqués, qui « incitent au renforcement des actions de prévention », souligne la Direction générale de la santé, qui rappelle par ailleurs « l’importance des précautions à prendre avant les activités dans la nature ».

Cinq centres de référence dévoilés

Lors de cette réunion, les cinq centres de référence pour la prise en charge des maladies vectorielles à tiques (CRMVT) désignés par un jury indépendant et prévus dans le plan national ont été annoncés. Il s’agit du CHU de Clermont-Ferrand associé au CHU de Saint-Etienne, du CHU de Marseille, du CHU de Rennes, du CHU de Strasbourg associé au CHU de Nancy, et enfin du Groupe hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) associé au CHU de Créteil.

Pourquoi l’hôpital Raymond-Poincaré (AP-HP) n’a pas été classé comme l’un des cinq centres de référence ? C’est la question que se pose France Lyme. Selon l’association, la décision est « totalement incompréhensible », et nécessite des explications.

Ces établissements d’expertise, de prise en charge et de coordination « s’engageront à respecter les recommandations nationales, accorderont une large place à la démocratie sanitaire pour prendre en compte les attentes des patients et des associations et développeront des projets de recherche clinique, en lien avec les structures de recherche », rappelle le ministère.

Nordine El Bartali