Loi sur le handicap : les associations dénoncent le manque de volonté politique

Publié le 14/03/2012

Sept ans après la loi de février 2005 pour l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées, les associations représentatives ont tiré un bilan mitigé, lors d’une table ronde organisée au Sénat par la commission pour le contrôle et l’application des lois.

L’Association des paralysés de France (APF) déplore « un manque d’impulsion politique ». Son président, Jean-Marie Barbier, a fait savoir que « la gouvernance est un problème » et a plaidé en faveur de la nomination d’un haut-commissaire au handicap, qui serait rattaché au Premier ministre.

Les associations ont aussi dénoncé le retard dans l’accessibilité des bâtiments publics, qui doit être effective en 2015. Arnaud de Broca, secrétaire général de la FNATH (accidentés du travail et handicapés) a pointé du doigt un certain « flottement » dans sa mise en œuvre.

Les associations ont enfin tiré la sonnette d’alarme sur l’emploi : « les travailleurs handicapés ont plutôt bien résisté au début de la crise mais depuis quelques mois, c’est catastrophique », a constaté Arnaud de Broca.

Le bilan est meilleur en termes de scolarisation des enfants handicapés. « Les portes de l’école se sont ouvertes », a affirmé Sophie Cluzel, présidente de la Fédération nationale des associations au service des élèves (FNASEPH). Tout n’est pas rose pour autant : « On ne sait pas exactement combien d’enfants ne sont pas scolarisés, on manque d’outils statistiques », et on constate « l’échec complet de l’accompagnement scolaire », dossier « au point mort depuis 2010 », a complété Sophie Cluzel.

C’est donc un bilan en demi-teinte qui ressort de cette réunion : les associations estiment que la loi de 2005 est une bonne loi, mais peu appliquée.

 C. G.

Source : lequotidiendumedecin.fr