L’obésité, de père en fils

Publié le 17/06/2013

L’hérédité épigénétique provient aussi des pères. La progéniture mâle de souris mâles obèses avait tendance à être plus grasse, selon une étude de l’université d’Ohio présentée au congrès annuel de la société savante The Endocrine Society à San Francisco. « Nous avons identifié plusieurs traits associés au régime alimentaire pré-conceptionnel du père qui semblent perturber le métabolisme et le comportement de la descendance », explique le Pr Felicia Nowak, l’auteur principal de l’étude.

Les géniteurs mâles étaient devenus obèses suite à l’administration d’un régime hyperlipidique au cours des 13 semaines précédant l’accouplement. Les femelles, quant à elles, étaient nourries par un régime pauvre en lipides. Idem pour les nouveau-nés souriceaux, qui étaient évalués à 20 jours, 6 semaines et 12 mois.

À chaque évaluation, les souriceaux mâles étaient significativement plus gros que les témoins de géniteurs minces. De plus, leur composition corporelle en graisses s’en trouvait modifiée. Curieusement, ces rongeurs rondouillards étaient plus actifs que les autres, ainsi que leurs pairs femelles pourtant non obèses. La découverte des gènes impliqués dans ces modifications métaboliques et comportementales permettra de décrire le phénomène épigénétique en cause, qui pourrait être impliqué également dans l’épidémie d’obésité humaine.

Congrès annuel deThe Endocrine Society, San Francisco, 16 juin 2013.

Dr I. D.

Source : lequotidiendumedecin.fr