L’incidence des cancers du testicule est en hausse

Publié le 21/02/2012

Cette constatation « clairement établie » d’une augmentation forte des cancers du testicule dans la plupart des pays développés s’inscrit dans un contexte plus général d’altération des fonctions reproductrices masculines. Le cancer du testicule est une maladie relativement rare, représentant de 1 à 2 % des cancers chez l’homme, mais elle est le premier cancer de l’homme jeune, entre 20 et 35 ans.

En France, on dénombre « plus de 1 500 nouveaux cas de cancer du testicule par an, avec des conséquences importantes pour ces hommes quant à leur fertilité ultérieure ». L’hypothèse d’une perturbation du développement de ces organes pendant la vie fœtale n’expliquerait pas entièrement l’augmentation des pathologies de l’appareil reproducteur. « Une surveillance de la santé reproductive de l’homme permettrait d’éliminer les principales causes impactant sur l’appareil génital masculin et d’identifier les véritables facteurs de risque environnementaux et génétiques », soulignent les auteurs.

Disparités régionales.

Une autre étude englobant 21 179 séjours pour opération d’un cancer du testicule sur la période 1998-2008 en France montre une augmentation annuelle de 2,5 % du taux de patients opérés pour ce cancer.

Les chercheurs ont également mis en évidence une « disparité régionale » (entre 2004-2008) : les taux de patients opérés les plus élevés se situaient en Alsace, Lorraine, Bretagne et Pays de la Loire et les taux les plus bas en Languedoc-Roussillon et en Ile-de-France. Les raisons de ces variations régionales ne sont pas éclaircies, notent-ils. Des différences régionales sont également observées pour les opérations de malformations génitales masculines (hypospadias, cryptorchidies) en augmentation et pour lesquels un lien avec des perturbateurs endocriniens a été suggéré. Ces différences permettent de suspecter un rôle de l’environnement sur la fonction de reproduction masculine, et une « probable » exposition simultanée à de nombreux facteurs de risque.

STÉPHANE HASENDAHL

Source : lequotidiendumedecin.fr