Les urgentistes, en grève ce lundi, proches d’un compromis sur le temps de travail

Publié le 22/12/2014
1412003307548624_IMG_137051_HR.jpg

1412003307548624_IMG_137051_HR.jpg
Crédit photo : SEBASTIEN TOUBON

Les urgentistes ont donné ce lundi le coup d’envoi d'une semaine de grève des médecins, qui verra dès demain les généralistes, puis les spécialistes libéraux, fermer leurs cabinets jusqu’au 31 décembre contre le projet de loi de santé du gouvernement.
Le 5 janvier, les cliniques cesseront à leur tour leur activité pour contester la réforme du système de santé de 
Marisol Touraine.

Les urgentistes ne sont pas focalisés sur la future loi de santé. Ils sont en grève dans les hôpitaux publics, à l’appel de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), pour obtenir une nouvelle organisation de leur temps de travail. Ils souhaitent que soit fixé un maximum de 48 heures hebdomadaires, comme le prévoit la législation européenne, et que les heures travaillées au-delà de 39 heures soient valorisées.

Vers la levée du préavis ?

Selon la ministre de la Santé, un accord aurait été trouvé ce week-end – l'AMUF devrait soumettre un texte à ses instances ce lundi soir. Le syndicat tiendra une conférence de presse demain.

Marisol Touraine n'a pas attendu pour annoncer ce 22 décembre une « issue favorable des négociations » avec les urgentistes, prévoyant la levée du préavis de grève entamé le jour même. « Je viens de signer l’instruction concernant l’organisation de leur temps de travail qui va leur permettre de lever leur préavis », a affirmé Marisol Touraine à l’issue du conseil des ministres.

« Je me réjouis de l’issue favorable de ces discussions, de ces négociations qui ont été fructueuses, qui vont permettre de la manière la plus rapide possible et en tout cas au 1er semestre 2015 d’aboutir à un décompte horaire du travail des médecins qui travaillent en situation d’urgence et dans les services d’urgence », a-t-elle précisé.

Joint par « le Quotidien », le Dr Patrick Pelloux, président de l’AMUF, souligne que le préavis n’est « pas levé ». Une assemblée générale doit décider en fin de journée des suites du mouvement.

CH.G.

Source : lequotidiendumedecin.fr