Les revenus des médecins libéraux ont pris le bouillon en 2012, confirme la CARMF

Publié le 10/04/2014
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Crédit photo : S. Toubon

La Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) publie ce jeudi les revenus nets 2012 définitifs, vérifiés sur les avis d’imposition de la profession.

Ces résultats confirment la tendance négative déjà observée par « le Quotidien » en septembre dernier auprès des AGA de l’UNAPL.

« Le résultat est accablant », observe la CARMF puisque les médecins libéraux perdent 2,4 % en euros courants, et même 4,4 % de pouvoir d’achat en tenant compte de l’inflation en 2012.

« Les baisses moyennes sont pratiquement les mêmes chez les généralistes, les spécialistes, les secteurs I ou II », analyse la caisse de retraite. Elle affirme que « les différentes primes n’ont pas compensé le blocage du C, contrairement à ce que l’on tente de faire croire aux confrères ».

84 000 euros de résultat

Pour l’ensemble des médecins libéraux (toutes spécialités et tous secteurs), le bénéfice non commercial (BNC) s’élevait à 84 000 euros en 2012 – 78 900 euros en secteur I et 102 000 euros en secteur II.

Les généralistes ont un résultat moyen de 71 053 euros et les médecins spécialistes et de 100 549 euros en 2012.

Toujours selon les chiffres de la CARMF, les cancérologues sont les spécialistes dont les revenus imposables sont les plus élevés avec près de 170 000 euros (sur des effectifs réduits). Ils devancent les anesthésistes-réanimateurs (160 000 euros) et les ophtalmologues (près de 138 000 euros). Les endocrinologues ferment la marche avec moins de 48 000 euros.

La CARMF n’a pas manqué d’égratigner les syndicats à l’occasion de la publication de ces résultats.

« En 7 ans l’augmentation du C n’a été que d’un euro alors que charges, impôts, produits courants ont augmenté de 20 %, soit l’équivalent de près de 5 euros par consultation, affirme la caisse. Si le C avait suivi les mêmes augmentations, le régime serait excédentaire et l’on pourrait diminuer les cotisations ou augmenter plus les retraites ».

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Christophe Gattuso

Source : lequotidiendumedecin.fr