Les résultats de la ROSP justifient la création de consultations de prévention, selon le SML

Publié le 17/04/2014
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Crédit photo : S TOUBON

Les résultats de la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) présentés la semaine dernière par l’assurance-maladie, ont démontré que les médecins libéraux pouvaient améliorer leur action dans le domaine de la prévention.

Dans un courrier adressé au directeur de la CNAM, le Syndicat des médecins libéraux (SML) regrette le bilan mitigé des médecins libéraux dans l’atteinte des objectifs liés notamment à la vaccination antigrippale ou au dépistage du cancer du col. « Il est urgent de passer du tout curatif au préventif », affirme son président le Dr Roger Rua. Le SML propose depuis plusieurs mois la création d’une consultation nationale dédiée à la prévention.

Un intérêt de santé publique

Le syndicat, qui a centré son congrès annuel sur la thématique de la prévention, réclame donc « les moyens nécessaires » à cette évolution du système de santé. Il cite les propositions du rapport de Jean-Paul Vernant et les études scientifiques qui appuient la création d’une telle consultation qui permettrait à chaque praticien de participer aux actions de prévention et d’en obtenir une juste rétribution.

« Cette consultation revalorisée présenterait en outre l’intérêt de mieux rémunérer le temps médical et d’ouvrir encore plus l’assurance-maladie sur la santé publique », argumente le Dr Rua.

Cotée entre un C2 et un C3

Le SML propose de baliser davantage le parcours de santé du patient à des étapes de la vie avec des consultations de prévention prises en charge à 100 %. La première pourrait avoir lieu au moment du choix du médecin traitant, c’est-à-dire vers 16 ans. Elle permettrait de créer le dossier patient, et d’éclairer le jeune sur la prévention, la sexualité et l’automédication.

Cotée « quelque part entre un C2 et un C3 », cette consultation longue serait l’occasion de procéder à un examen clinique et d’instaurer le dialogue sur la prévention, la gestion du capital santé et l’éducation à la santé.

Ch. G.

Source : lequotidiendumedecin.fr