Les professions libérales et la crise : les cabinets médicaux tirent leur épingle du jeu

Publié le 19/06/2013
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Crédit photo : S. TOUBON

L’observatoire des métiers dans les professions libérales (OMPL) s’est interrogé sur l’emploi, le temps partiel et le chômage des salariés des secteurs de la santé (cabinets médicaux et dentaires, laboratoires, pharmacies, vétérinaires), du juridique (avocats, huissiers, notaires) et du cadre de vie et technique (architectes, géomètres).

En période de crise, les salariés des cabinets médicaux sont parmi les mieux lotis, indiquent deux études transversales du cabinet Ithaque. Y sont passées au crible les conditions de travail de 450 000 salariés des 114 000 entreprises libérales représentées par l’OMPL. Deux tiers de ces salariés travaillent dans des entreprises libérales de santé.

Moins de précarité qu’ailleurs

Seuls 7,6 % des 70 080 salariés des médecins libéraux ont connu une période d’inactivité en 2010*. Ce taux de chômage, très inférieur à la moyenne nationale de 12,7 %, est légèrement supérieur à celui des laboratoires de biologie (6,7 %), mais inférieur aux cabinets de géomètres experts (7,7 %) et proche de celui des pharmacies d’officine (8 %). Employés de cabinets de vétérinaires (11,4 %) et d’architectes (13,6 %) connaissent le plus de difficultés.

33 % des demandeurs d’emploi du secteur libéral le sont depuis plus d’un an, contre 38 % pour l’ensemble de l’économie. Les CDI y sont très largement majoritaires, à 80 % contre 62 % sur l’ensemble des salariés.

44 % des salariés de médecins à temps partiel

« Le poids des petites entreprises est plus important en santé que dans les deux autres secteurs, du fait du nombre élevé de petits cabinets médicaux, dentaires, et officines de pharmacies, commente Ithaque. Ils ont très majoritairement moins de dix salariés [à l’exception des gros cabinets de radiologie, NDLR] et sont très concernés par le temps partiel ». De fait, 44 % des salariés de médecins sont à temps partiel, contre 18 % pour l’ensemble de la population. « Cela s’explique par l’impact de leurs plages horaires très étendues », indique Ithaque.En moyenne, les temps partiels du secteur de la santé travaillent 21,8 heures par semaine. 84 % s’en satisfont et ne souhaitent pas travailler plus.

« Les salariés du libéral sont fiers de travailler pour un médecin ou un architecte, commente Patrick Guebels, vice président de l’OMPL. Ils se plaisent à travailler dans des petites entreprises conviviales, ce qui explique le taux de chômage peu élevé et la durée de contrat plus longue. Seules les officines connaissent une situation difficile ».

*Selon la déclaration annuelle de données sociales des employeurs à l’URSSAF.

ANNE BAYLE-INIGUEZ

Source : lequotidiendumedecin.fr