Les hôpitaux britanniques dans la grève monstre pour les retraites

Publié le 30/11/2011
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Crédit photo : © AFP

D’après les organisateurs, jusqu’à deux millions de personnes doivent se joindre à cette action dans un pays peu habitué aux grands mouvements sociaux et toujours très sourcilleux sur les retombées négatives pour les usagers (aucune estimation précise de la participation n’est disponible à la mi-journée). Un millier de manifestations sont programmées.

En pratique, les trois quarts des écoles sont touchés par la grève et le gouvernement britannique a appelé à la bienveillance les chefs d’entreprise, leur demandant d’accepter les enfants de leurs salariés au bureau. Des piquets de grève ont été installés devant les bâtiments publics, notamment les hôpitaux où souvent seuls les soins d’urgence sont assurés. Ainsi, à l’hôpital d’University College, une centaine de personnes étaient installées à l’entrée du bâtiment avec des pancartes proclamant : « Retraites : bas les pattes ! » Dans la rue, des automobilistes actionnaient leurs avertisseurs pour saluer les grévistes.

Les services municipaux tournent eux aussi au ralenti, comme les tribunaux. Mais ports et aéroports où les Britanniques craignaient des files d’attente massives, faute de fonctionnaires en nombre suffisant pour le contrôle aux frontières, ont en revanche été épargnés.

Le Premier ministre David Cameron a qualifié le mouvement de « pétard mouillé » et insisté sur le caractère « absolument essentiel » de la réforme des retraites du fait de l’allongement de l’espérance de vie et du nécessaire équilibre avec le secteur privé. Dans le cadre de son plan de rigueur, le gouvernement prévoit de repousser l’âge de départ à la retraite dans le secteur public à 66 ans en 2020 – contre 60 ans pour la plupart actuellement – et d’augmenter les cotisations. La pilule a d’autant plus de mal à passer qu’il vient d’annoncer un gel des salaires des fonctionnaires jusqu’en 2013, qui s’ajoute aux 710 000 suppressions de postes d’ici à 2017 dans la fonction publique.


Source : lequotidiendumedecin.fr