Les gains obtenus par des extenseurs à pénis

- Mis à jour le 19/04/2011

Les méthodes non invasives d’allongement du pénis ont les honneurs du « British Journal of Urology International » d’avril. Parmi elles, les extenseurs à pénis semblent donner des résultats non inférieurs à ceux de la chirurgie.

Marco Oderda et Paolo Gontero ont eu recours à une revue de la littérature pour voir si les méthodes non chirurgicales d’allongement du pénis ont une base scientifique.

D’abord, une question : à partir de quand parle-t-on de petit pénis, celui-ci étant mesuré sur sa face dorsale, de la jonction cutanée pubo-pénienne au méat ? Selon Wessells et coll., les dimensions d’un pénis normal sont comprises dans un écart de 2 DS de la moyenne, à savoir › 4 cm à l’état flaccide et › 7,5 quand on tire dessus.

Les extenseurs à pénis sont des dispositifs non chirurgicaux qui provoquent une traction mécanique progressive sur le pénis. « Bien que peu d’études aient évalué leur efficacité, il semble qu’ils puissent produire un allongement efficace et durable du pénis à la fois dans son état flaccide et son état étiré. » Colpi et coll. (2002) notent un allongement du pénis étiré de 1,8 cm après 4 mois d’utilisation d’un dispositif pendant ≥ 6 heures/j. Un travail plus récent (Gontero et coll., 2008) a montré, après 6 mois d’utilisation du même dispositif à raison ≥ 4 heures/j, un gain de longueur de 2,3 cm à l’état flaccide et de 1,7 cm à l’état étiré ; mais aucun gain de circonférence n’a été observé. Résultats confirmés en 2010 (Nikoobakht et coll.) après 3 mois d’utilisation d’un autre dispositif. Là encore, pas d’effet sur la circonférence. L’utilisation de ces extenseurs semble bien tolérée et les patients semblent satisfaits du résultat. Pour les auteurs, des études complémentaires comparatives sont nécessaires.