Les CHU vont sur le marché obligataire

Publié le 20/03/2010
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S’appuyant sur un modèle éprouvé par l’Assistance publique-hôpitaux de Paris et l’Association des collectivités urbaines de France, « la conférence des directeurs généraux de CHU a souhaité diversifier et optimiser ses financements en recourant au marché obligataire », explique Jean Debeaupuis, président de la commission Affaire financière de la conférence des DG de CHU et directeur général du CHU de Grenoble. Un groupement informel conjoint mais non solidaire. L’année dernière, 24 centres hospitaliers régionaux et universitaires1 ont lancé un emprunt obligataire de 270 millions d’euros. Si les établissements hospitaliers se sont associés pour atteindre une masse critique, partager les frais associés et mutualiser les compétences, chacun n’est responsable que de sa propre quote-part d’endettement. Cette opération a offert un prix suffisamment attractif2 pour susciter une souscription à hauteur de 350 millions d’euros, marquant l’intérêt d’investisseurs français et européens pour cette nouvelle signature solide. Ces hôpitaux optimisent ainsi la gestion de leur dette en évitant les coûts d’intermédiation bancaire. Soit une économie d’un million d’euros de produits financiers économisés chaque année et sur dix ans. Ils ont diversifié un quart de leur endettement. Enfin, ils disposent d’un levier de négociation utile en période de tension du marché bancaire. Toutes ces raisons plaident pour une installation durable des hôpitaux publics sur le marché obligataire…

1. Amiens, Angers, Besançon, Bordeaux, Brest, Clermont-Ferrand, Dijon, Fort-de-France, Grenoble, Lille, Limoges, Lyon, Marseille, Metz-Thionville, Montpellier, Nancy, Nice, Nîmes, Poitiers, Reims, Rennes, Rouen, Saint-Étienne et Tours.

2. Taux à 4,427 % à dix ans avec remboursement in fine.


Source : Décision Santé: 263