L’épidémie de grippe bat son plein en PACA

Publié le 13/02/2012
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Crédit photo : AFP

De notre correspondante

Le froid qui sévit en Provence depuis une quinzaine de jours n’est pas resté sans conséquences sur la santé de ses habitants. Selon l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), le service des urgences de l’hôpital Nord à Marseille vient de dépasser le seuil d’épidémie de façon notable sur le syndrome grippal. Autre constat tout aussi inquiétant : le service des maladies infectieuses du Pr Philippe Brouqui compte de plus de plus de patients hospitalisés pour grippe sévère.

Des pathologies sévères.

« Le danger est qu’une bronchite, une grippe peuvent se transformer en infection pulmonaire et nous voyons des malades qui consultent tardivement. Il y a une vraie vague d’affections respiratoires », confirme le Dr Mourad Benlahsen, praticien hospitalier aux urgences de l’hôpital Nord de Marseille. Ce service, dirigé par le Dr Philippe Jean, n’est pas encore saturé mais il est tout de même obligé d’ouvrir des salles d’accueil supplémentaires, prévues habituellement pour les personnes souffrant de contamination chimique. La demande est réelle. « Depuis quinze jours, nous accueillons de plus en plus de patients qui ont des pathologies sévères », poursuit l’urgentiste. « Parfois, ils sont tellement atteints que nous devons les placer en réanimation. » À Avignon ou à Digne, les urgences se disent également en surrégime sur des affections dues au froid.

Paradoxalement pourtant, les généralistes n’ont pas tous cette sensation. Le Dr Déborah Ben Haïm, médecin fraîchement installée dans le 8e arrondissement de Marseille, n’a pas été submergée par la demande. « Mais j’ai une patientèle jeune, ceci explique peut-être cela. » Pour le Dr Gérard Sperduto, qui a un cabinet dans une cité des quartiers nord de Marseille, il n’y a aussi rien d’exceptionnel à sa charge de travail. « J’ai beaucoup de monde souffrant de pathologies ORL pour aller vite mais pas plus que d’habitude et quasiment pas de grippe pour l’instant. » Tous restent tout de même vigilants sur cette question.

De manière générale, la Fondation Cœur et artères rappelle que la vaccination antigrippale est particulièrement conseillée pour prévenir l’apparition d’infarctus du myocarde.

HÉLÈNE FOXONET

Source : lequotidiendumedecin.fr