Le tiers payant, simple comme « la carte bleue », assure Étienne Caniard

Publié le 06/01/2015
Caniard

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Crédit photo : S. Toubon

Le président de la Mutualité française Étienne Caniard a réaffirmé le 6 janvier sur France Info son soutien à la généralisation du tiers payant d'ici à 2017, assurant que le système serait aussi simple pour les médecins que l'utilisation de la « carte bleue » chez les commerçants.

« Pourquoi ce qui fonctionne pour l'ensemble des achats chez tous les commerçants, avec des centaines d'établissements bancaires, ne fonctionnerait pas pour la santé ? », s'est interrogé Étienne Caniard. Pour le président de la Mutualité française, (qui réunit la quasi-totalité des mutuelles), la simplicité du dispositif sera garantie d'ici à son entrée en vigueur « dans deux ans ». Le temps de mettre « en place un certain nombre de systèmes, qui permettront la consultation en ligne de tous les droits des complémentaires des Français à partir du logiciel du médecin », a-t-il expliqué.

Les risques d'absence de paiement supportés par les complémentaires ?

« Dit autrement, le médecin introduira la carte (...) Vitale dans son lecteur, comme vous le faites chez un commerçant pour payer avec une carte bleue, sans vous interroger sur le nombre d'établissements bancaires », a expliqué le patron de la Mutualité. « Cela déclenchera le paiement, dès l'instant que les droits sont ouverts et vérifiés. Les risques d'absence de paiement, de changements de complémentaires » seront supportés « par les complémentaires », a-t-il ajouté.

Étienne Caniard a tenu ces propos quelques heures après que le syndicat MG-France a rappelé qu'il était prêt à un compromis sur le tiers payant si l'idée d'un interlocuteur unique pour les remboursements, comme l'Assurance-maladie, était retenue.

Interrogé sur ce point, Etienne Caniard a botté en touche, soulignant simplement la nécessité des mutuelles, dans le cas où le tiers payant s'appliquerait aussi « à des dépassements d'honoraires négociés, acceptés, raisonnables »« Il faudra bien que les mutuelles payent ces dépassements d'honoraires. Donc cela ne passera pas par la CNAM », a-t-il estimé. 

Avec AFP

Source : lequotidiendumedecin.fr