Le plan anti-déserts ne convainc pas toute la profession

Publié le 12/02/2014
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Crédit photo : S. TOUBON

Le premier bilan du pacte territoire-santé présenté lundi par Marisol Touraine pour lutter contre la désertification médicale a reçu des commentaires globalement positifs de la profession, en particulier les jeunes médecins.

Déceptions

Des voix dissonantes se font toutefois entendre. Le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) estime que l’action du gouvernement n’est « pas à la hauteur des défis de la démographie médicale » et ne s’attaque pas à rendre plus attractif le métier de médecin de famille. Le dispositif de praticien territorial de médecine générale (PTMG), qui garantit pendant deux ans un salaire minimal de 3 640 euros net par mois est à ses yeux un « gadget insuffisant ».« Pour être efficace, il faudrait que les quelques avantages sociaux de ce contrat soient pérennisés et ouverts à tous les médecins, candidats à l’installation ou déjà installés », poursuit le syndicat. Cette demande est partagée par MG France et la CSMF. « L’heure n’est plus aux mesurettes mais bien à la révolution des soins primaires qui nous avait été annoncée », concluent les jeunes généralistes.

Les hôpitaux locaux oubliés

Les centres hospitaliers locaux (ANCHL) expriment leur amertume d’avoir été ignorés dans la lutte contre les déserts médicaux. Ils contestent toujours le passage de la tarification à l’activité dans leurs établissements en 2015. « La réforme va accroître les difficultés de certains CHL à maintenir leur niveau des recettes », conclut l’ANCHL, qui déplore la disparition de 59 hôpitaux locaux en moins de 10 ans.

À l’inverse, l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (ISNAR-IMG) estime que le nombre de signatures de contrats d’engagement de service public (CESP, bourses) et de praticiens territoriaux (PTMG) montre bien « l’intérêt des jeunes médecins pour l’exercice sur tous les territoires ». « Il reste du travail », nuance l’ISNAR-IMG, qui souhaite notamment que les futurs généralistes réalisent davantage de stages en cabinet de ville pendant leur cursus.

Ch. G.

Source : lequotidiendumedecin.fr