Le pic de l’épidémie de grippe a été atteint dans toutes les régions métropolitaines

Publié le 25/01/2018

« Toutes les régions métropolitaines sont toujours en phase épidémique », souligne Santé publique France dans son dernier bulletin de la grippe. « Le pic de l’épidémie est atteint dans toutes les régions », poursuit l'agence.

Par rapport à la semaine 2 (du 8 au 13 janvier), l’activité grippale est en diminution dans 4 régions (Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté, Ile-de-France et Occitanie) et reste stable dans les autres. En médecine de ville, la majorité des virus circulants sont de sous-type A(H1N1)pdm09.

L'agence observe depuis mi-décembre un excès de la mortalité toutes causes et tous âges confondus avec une nette augmentation depuis début janvier. Toutefois, les classes d’âge touchées par cet excès ont évolué au cours des semaines. À partir de mi-décembre, étaient concernés les 15-64 ans, puis les 65-84 ans. « Depuis la semaine 1 (du 1er au 7 janvier 2018), on constate un excès de mortalité chez les personnes âgées de 85 ans ou plus », note Santé publique France.

Dans les collectivités pour personnes âgées, 578 foyers d’infections respiratoires aiguës (IRA2) ont été signalés dont 173 foyers ont été attribués à la grippe. Le taux d’attaque (24 %) est inférieur à celui observé en 2016-2017 (28 %) et la létalité de 2 % reste dans les valeurs habituellement observées.

Depuis le 1er novembre 2017, 1 293 cas graves de grippe admis en réanimation ont été signalés dont 56 au cours de la dernière semaine. Ce nombre est en diminution depuis la première semaine de janvier. L'âge moyen des cas est de 58 ans avec une majorité (78 %) présentant des facteurs de risque. Par ailleurs 57 % des cas pour lesquels le statut vaccinal était renseigné n’étaient pas vaccinés.

En Europe, la France fait partie des 15 pays sur 47 qui rapportent une activité modérée tandis que 5 pays (Irlande, Luxembourg, Malte, Royaume-Uni et Suisse) signalent une intensité élevée de l’activité grippale et les 27 autres, une activité d’intensité faible. 


Source : lequotidiendumedecin.fr