Le décès de Jacques Monier : une grande figure du syndicalisme médical disparaît

Publié le 16/09/2001
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Le Dr Jacques Monier, ancien président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), est décédé la semaine dernière à l'âge de 84 ans. A la tête du principal syndicat de médecins libéraux pendant vingt ans, de 1961 à 1981, il fut l'un des artisans et le signataire de la première convention médicale nationale conclue avec la Caisse nationale d'assurance-maladie, le 28  octobre 1971.
Né le 26 juillet 1917 à Elbeuf (Seine-Maritime), le Dr Monier, ancien interne des hôpitaux de Rouen, s'était installé comme médecin généraliste au Neubourg (Eure) puis à Evreux, dans un cabinet médical de groupe. Président du Syndicat départemental des médecins de l'Eure et du conseil départemental de l'Ordre, il accède à la présidence de la CSMF en 1961. Ardent défenseur du « contrat social » entre syndicats de médecins et caisses d'assurance-maladie, seule façon selon lui de préserver l'exercice libéral de la médecine, il a dû quitter la présidence de la CSMF en 1981 à la suite d'une assemblée générale houleuse au cours de laquelle le Dr Jacques Beaupère lui a succédé. Il fut également le président fondateur du Centre national des professions de santé (CNPS).
La CSMF rend hommage à son ancien président, qui « fut une grande figure de l'histoire confédérale et syndicale médicale française ». « Il fut un interlocuteur coriace et respecté de ses adversaires. Homme de conviction, il savait convaincre, dialoguer et représenter aussi bien un syndicalisme de combat qu'un syndicalisme de construction », poursuit la CSMF, qui dit ressentir aujourd'hui « un grand vide ».
« Le Quotidien » reviendra plus longuement dans sa prochaine édition sur cet événement.

Le Quotidien du Mdecin

Source : lequotidiendumedecin.fr: 6968