L’association Femme médecin libéral se mue un think tank « santé »

Publié le 19/12/2014

Forte d’une centaine de médecins membres, l’association Femme, médecin libéral se détache aujourd’hui des seules thématiques relatives à l’exercice au féminin pour apporter des réponses plus globales aux professionnels libéraux, hommes et femmes, et peser dans le débat public. « Notre rôle de lanceur d’alerte doit aller au-delà des problématiques de maternité et de protection sociale, argumente le Dr Christine Bertin-Belot, généraliste, par ailleurs présidente des médecins libéraux de l’URPS Franche-Comté. C’est la défense de la médecine libérale tout entière qui nous importe. »

Les objets connectés, sujet d’étude

Émancipée des rangs du Syndicat des médecins libéraux (SML) depuis 2013, l’association envisage d’augmenter sa puissance de frappe en nouant des partenariats financiers avec le monde de l’industrie.

Femme médecin libéral se définit comme une boîte à idées indépendante (pour les syndicats, sociétés savantes et diverses autorités...).

Le choix de la santé connectée comme principale thématique des prochains ateliers-débats de l’association, prévus le 17 janvier, s’inscrit dans cette dynamique. « L’exploitation par les concepteurs d’objets connectés de données de santé collectées sans filtre médical ni éthique est une menace pour les patients, développe le Dr Sophie Bauer, chirurgien thoracique. Ils nous demandent de plus en plus de valider des données mesurées hors consultation [taux de glycémie, fréquence cardiaque, troubles du sommeil, NDLR] dont on ne connaît pas la fiabilité. La place du médecin dans sa relation au patient est bousculée. C’est la raison pour laquelle nous allons nous pencher sur le sujet. »

A. B.-I.

Source : lequotidiendumedecin.fr