L’anonymat et la gratuité de la contraception à l’étude

Publié le 06/04/2011

« C’est une piste que l’on doit aborder, la réflexion doit être menée », a déclaré la secrétaire d’État à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, en confiant une mission sur la contraception et l’avortement des jeunes filles à Israël Nisand. La France se heurte en effet au problème de l’augmentation continue du nombre d’avortements chez les adolescentes. De 10 722 IVG recensés en 2002, on est passé à plus de 13 200 en 2006 (sur un total de 220 000 IVG par an), un chiffre probablement sous-évalué, estime le Pr Israël Nisand, qui table davantage sur 15 000. « C’est un véritable problème de santé publique, il peut y avoir des séquelles psychologiques », a-t-il expliqué.

Selon le gynécologue strasbourgeois, le manque d’information des enseignants et le refus de considérer la sexualité des jeunes sont les principales causes de ce phénomène. À cet égard, la contraception anonyme et gratuite, actuellement disponible uniquement dans les centres de planification familiale, serait une piste de réflexion constructive... qui pourrait éviter le recours à l’IVG, qui est lui, anonyme et gratuit, contrairement à la pilule. L’une des principales préoccupations des adolescentes, « c’est que les parents ne sachent pas » qu’elles ont recours à un mode de contraception, souligne Israël Nisand. Il rendra un état des lieux des actions engagées en France et dans les autres pays européens à l’automne.

 C. G.

Source : lequotidiendumedecin.fr