L’Académie de médecine réfléchit depuis des mois à l’AMP et la GPA

Publié le 24/07/2013

L’Académie nationale de médecine mène-t-elle une « enquête secrète » sur l’assistance médicale à la procréation (AMP) et la gestation pour autrui (GPA), comme l’annonce un article du « Figaro » ?

Les quelque 2 500 gynécologues français ont en effet reçu un questionnaire portant sur les demandes de leurs patientes d’AMP et de GPA pour des indications non médicales. Leurs réponses doivent servir à l’élaboration d’un rapport qui devrait être finalisé avant la fin de l’année 2013 et qui conduira éventuellement l’Académie de médecine à formuler des recommandations sur le sujet.

Mais il n’y a rien de secret assure l’Académie de médecine, qui indique régulièrement l’existence du groupe de travail chapeauté par le Pr Roger Henrion sur l’AMP et la GPA dans la rubrique « travaux en cours » de son bulletin mensuel depuis février 2013.

« C’est un questionnaire tout à fait anodin et banal dans le cadre d’une réflexion de l’Académie », confirme le Pr Bernard Hédon, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF).

Au-delà de l’actualité de la loi du mariage pour tous, cette réflexion s’inscrit dans la continuité des travaux du Pr Henrion sur l’AMP pour des indications non médicales. En octobre 2012, il rendait un rapport sur l’AMP en prison.

 C. G.

Source : lequotidiendumedecin.fr