La stimulation du XII contre les apnées du sommeil, en France aussi

Publié le 08/12/2011
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Crédit photo : © Hôpital Foch

Le 25 novembre dernier nous annoncions sur notre site, « lequotidiendumedecin.fr» les résultats positifs d’une stimulation électrique du grand hypoglosse (XII) dans le traitement des apnées du sommeil. Ces données émanaient d’une équipe américaine de Baltimore. Mais la France n’est pas en retard en la matière. De fait le dispositif « Inspire Medical System » est testé, pour la première fois en France, par une équipe de l’hôpital Foch, celle du Pr Chabolle.

Une dizaine de centres américains et européens l’évaluent actuellement, dont l’hôpital Foch pour la France.

Le dispositif comporte un petit pacemaker mis en place sous la clavicule. Son but est de stimuler le grand hypoglosse qui innerve la langue, pour qu’elle puisse, durant le sommeil, se projeter légèrement en avant au moment de l’inspiration et ainsi empêcher l’apnée. L’intervention s’effectue sous anesthésie générale.

Le boîtier est relié à deux électrodes par des fils électriques. L’une est située sous la peau, au niveau du cou, au contact du grand hypoglosse. L’autre est implantée au niveau du thorax, entre deux côtes.

L’électrode thoracique détecte le début de l’inspiration et adresse un signal au pacemaker. Il envoie une stimulation sur l’électrode au contact du XII, qui provoque la projection de la langue en avant. Dès la fin de l’inspiration, la stimulation électrique du grand hypoglosse s’arrête. L’expiration se fait de façon naturelle. Avec cette technique mini-invasive, aucune intervention n’est nécessaire au niveau du pharynx.

Les résultats enregistrés jusqu’à présent sont très prometteurs. Sur plus de 100 patients implantés depuis un an, le taux de succès dépasse 80 %. Les ORL espèrent voir le système se généraliser d’ici deux à trois ans.

Jusqu’ici les moyens de traitement de l’apnée du sommeil étaient : la diminution du poids chez les obèses, le port d’un masque de ventilation nocturne (relié à un compresseur d’air par un tuyau), la mise en place la nuit d’une prothèse dentaire qui avance la mâchoire inférieure et la langue et, enfin, la chirurgie.

 Dr G. B.

Source : lequotidiendumedecin.fr