La Sécurité routière cible les négligences mortelles

Publié le 23/01/2012

La Sécurité routière lance une nouvelle campagne de sensibilisation télévisée sur les négligences au volant, intitulée « Tant qu’il y aura des morts, il nous faudra agir pour une route plus sûre ». D’une durée de 45 secondes, son nouveau spot choc en noir et blanc mêle des images réelles d’accidents de la route et des images de fiction pour illustrer les principales infractions de conducteurs négligents et leurs conséquences parfois dramatiques. « Tant qu’il y aura trop d’alcool dans le sang du conducteur, il y aura du sang sur les routes. Tant qu’un conducteur ratera un virage parce qu’il n’a pas voulu rater un appel, on appellera une ambulance. Tant qu’on tournera sans faire attention à l’angle mort, il y aura des morts dans l’angle mort », indique notamment la voix off du film qui sera diffusé jusqu’à 5 février sur les chaînes de télévision nationales, TNT, sur Internet et dans les salles de cinéma tout au long du mois prochain. « La sécurité routière ce ne sont pas les autres. Les mauvais conducteurs ce ne sont pas les autres. Les accidents ont lieu massivement à moins de 15 km de chez soi, dans le quotidien, dans le parcours domicile-travail », souligne Jean-Luc Névache, délégué interministériel à la sécurité routière.
 

Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, juge la nouvelle campagne un peu trop « généraliste » à son goût. « Si l’on veut qu’une campagne soit efficace, il faut cibler un seul facteur et non pas survoler toutes les causes des accidents sur les routes. » Avec 8 facteurs dans ce spot, « c’est trop », estime-t-elle. Selon un bilan provisoire de la Sécurité routière, 3 970 personnes ont trouvé la mort en 2 011 sur les routes de France (-0,55 %, soit 22 vies sauvées). Le recul s’est avéré plus net au niveau des blessés hospitalisés (-6,1 %, soit 1 847 hospitalisations en moins), des personnes blessées (- 4,2 %, soit 3 516 blessés en moins) et des accidents corporels (- 3,1 %, soit 2 055 accidents évités).

D. B

Source : lequotidiendumedecin.fr