Éducation thérapeutique

La rhumatologie, toujours à la pointe

Publié le 07/06/2017
Catherine Beauvais

Catherine Beauvais
Crédit photo : DR

Avec un peu moins de 200 programmes, la rhumatologie occupe la cinquième place des spécialités, derrière la pneumologie. Des programmes qui concernent pour moitié les rhumatismes inflammatoires mais qui sont aujourd’hui très diversifiés : ostéoporose, goutte, lombalgies, douleur, prise en charge des comorbidités. Surtout ces programmes abordent tous les aspects de la prise en charge, de la connaissance de la maladie jusqu’à la réponse aux besoins psychosociaux. Enfin, nous ne nous limitons pas à la gestion des traitements médicamenteux mais nous abordons tous les aspects de la rééducation, adaptés à chaque pathologie.

Former 180 professionnels de santé

Le diplôme universitaire (DU) que nous avons mis en place de 2008 à 2013 a permis de former entre 150 et 180 professionnels de santé, médecins mais aussi infirmiers, kinésithérapeutes, ergothérapeutes. De retour dans leurs services respectifs, tous ces professionnels ont activement participé à la création de nouveaux programmes et à l’amélioration de programmes existants.

Enfin, notre activité de recherches et d’échanges est illustrée par les deux sessions scientifiques consacrées à l’éducation thérapeutique (ET) dans le cadre du congrès de la SFR et par la journée de la section ETP qui réunit chaque année quelque 180 professionnels de santé, et aussi les associations de patients.

Progresser

Bilan satisfaisant, donc. Ce qui ne veut pas dire que nous ne devons pas progresser, bien au contraire.

En particulier, en développant davantage l’ETP consacrée aux rhumatismes non-inflammatoires et en mobilisant plus la rhumatologie libérale et les patients.

De fait, l’ET s’est développée au moment de l’arrivée des biothérapies, ce qui a conduit les agences régionales de santé (ARS) à valider prioritairement les actions consacrées aux rhumatismes inflammatoires… et touchant donc des patients dont le traitement était initié à l’hôpital. Ainsi le secteur libéral a pu se sentir un peu à l’écart. Cela doit changer d’autant que les tutelles doivent reconnaître l’importance de l’ETP dans des pathologies dégénératives, en premier lieu de l’ostéoporose et l’arthrose qui génèrent tant de handicap.

La sensibilisation des libéraux et des patients est donc notre priorité et à ce titre nous comptons beaucoup sur le site que nous cofinançons avec l’ANDAR et l’AFLAR (www.etp-rhumato.org) qui permet de trouver les programmes les plus proches de chaque patient.

D'après un entretien avec la Dr Catherine Beauvais, présidente de la section éducation thérapeutique (ETP) de la Société française de rhumatologie (SFR), hôpital Saint-Antoine (Paris)

Dr Alain Marié

Source : lequotidiendumedecin.fr