La propagation de la dengue à la Réunion inquiète les autorités sanitaires

Publié le 18/03/2019
- Mis à jour le 15/07/2019
moustiques tigres

moustiques tigres
Crédit photo : Phanie

L’épidémie de dengue prend de l’ampleur à la Réunion. Depuis le début de l’année, 1 698 cas ont été recensés, dont près de 500 nouveaux malades enregistrés dans la semaine du 4 au 10 mars. « Nous ne voulons pas être alarmistes », explique à l’AFP Jean-Sébastien Dehecq, entomologiste à l'ARS. La situation est « sous contrôle sur tout le territoire, poursuit-il, mais si on en arrive à 700 ou 800 cas hebdomadaires, ce sera une autre histoire ».

En réponse à l’inquiétude des autorités sanitaires, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, arrivée hier sur l’île pour une visite de trois jours, a annoncé le déploiement de 50 agents de la protection civile « dès la fin du mois de mars » pour renforcer la lutte contre cette maladie transmise par les moustiques tigres (aedes albopictus). En décembre, 61 membres de la réserve sanitaire avaient été mobilisés pour une mission de renfort de la lutte anti-vectrielle. « L'État fera tout ce qu'il faut faire (…) mais il faut aussi que toute la population lutte contre cette propagation », a souligné la ministre.

Les campagnes de prévention et les opérations de démoustication n’ont pas pour l’instant  eu les effets attendus. L’hiver austral, sur lequel comptait l’ARS, n’a pas non plus permis d’enrayer le virus. Selon Jean-Sébastien Dehecq, cité par l’AFP, le pic épidémiologique sera atteint en avril. « Sur le terrain, tous les jours, nous tombons sur des personnes qui ont tous les symptômes de la dengue mais n'ont pas été consultées. »

Avec AFP