La progestérone intravaginale prévient les menaces d’accouchement prématuré

Publié le 15/12/2011

Une vaste métaanalyse le confirme, chez les femmes enceintes dont le col est raccourci, un traitement par progestérone intravaginale prévient le risque d’accouchement prématuré. Roberto Romero (Detroit, États-Unis) et son équipe montrent que, chez les femmes enceintes de 28 à 33 semaines, l’hormonothérapie réduit de 42 % le taux de naissances avant terme ainsi que celui de leurs complications : syndrome de détresse respiratoire avec ventilation mécanique (- 52 %), admission en unité de soins intensifs (- 29,1 %), infections néonatales, entérocolite nécrosante, hémorragie cérébrale, etc.

Le traitement, de plus, n’entraîne aucun effet délétère chez le nourrisson dans les 24 mois qui suivent la naissance. Dès lors, les auteurs recommandent la réalisation d’une mesure du col par échographie entre 19 et 24 semaines d’aménorrhée pour évaluer le risque.

La progestérone agit en restaurant le taux sanguin dont la baisse constitue un facteur déclenchant du travail.

« American Journal of Obstetrics and Gynecology », édition avancée en ligne, 14 décembre 2011.

Dr G. B.

Source : lequotidiendumedecin.fr