LE CONSTAT est alarmant : une femme sur trois et un homme sur cinq souffriront au cours de leur existence d’ostéoporose et, dans l’Union européenne, une fracture du col du fémur survient toutes les trente secondes. «Il convient de rappeler aux femmes dès la cinquantaine que cette pathologie est aussi grave que le cancer du sein ou l’infarctus du myocarde et qu’il est capital de pallier le problème de carence en calcium et en vitamineD le plus tôt possible, souligne le Pr J.-Y. Reginster . Lorsque les apports alimentaires sont insuffisants, il faut envisager la supplémentation médicamenteuse en adaptant la dose aux besoins de la patiente, à savoir, à dose modérée en présence d’un statut osseux satisfaisant, puis à doses plus élevées lorsque l’ostéoporose est établie ou au-delà de 65ans. D’ailleurs, de nombreux traitements, qui ont montré leur efficacité dans la réduction des fractures vertébrales et non vertébrales, l’ont été en combinaison avec l’administration de calcium et de vitamineD. »
Maintenir une balance positive.
Concernant le calcium, 900 mg par jour sont considérés comme suffisants durant l’âge adulte. Mais, après la ménopause, 1 200 mg au minimum sont requis pour maintenir un équilibre osseux positif. Il semble qu’une minorité de femmes ménopausées consomment suffisamment d’aliments riches en calcium et en vitamine D ou boivent un litre et demi de lait par jour. Les prévalences de carence en calcium et en vitamine D sont élevées dans de nombreux pays d’Europe, dont la France, chez les personnes de plus de 65 ans, comme chez celles de moins de 65 ans. Selon une large étude réalisée par l’université de Liège auprès de 10 000 femmes, les apports alimentaires calciques sont chez les femmes françaises de moitié inférieurs à ceux qui sont conseillés, tandis que la prévalence de carence en vitamine D atteint 90 %. Or le calcium est capté au niveau de l’intestin grâce à la présence de la vitamine D. Comme le montre une récente métaanalyse, par rapport à la prise de vitamine D seule, l’association de calcium et de vitamine D diminue le risque de fracture du col du fémur de 28 % et le risque de toute fracture non vertébrale de 23 %. De nombreuses études menées chez les femmes âgées ont montré les bénéfices d’une supplémentation vitamino-calcique (1 000 mg/j de calcium et 800 UI/j de vitamine D3) en termes de réduction du risque de fractures ostéoporotiques ; une étude portant sur les femmes en périménopause (d’âge moyen de 49,8 ans) a également montré un effet positif pour prévenir la perte osseuse au début de la ménopause.
Faciliter une adaptation fine.
Afin de faciliter une adaptation fine chez chaque patiente en fonction de son âge, son régime alimentaire, son degré d’exposition solaire et son activité, le Laboratoire Théramex a mis à la disposition du corps médical une association vitamino-calcique avec un nouveau dosage en vitamine D : Orocal vitamine D3 500 mg/200 UI. La forme conviviale de comprimés à sucer favorise l’observance, et la posologie de 1 à 3 comprimés permet d’apporter de 500 à 1 500 mg/j de calcium et de 200 à 600 UI/j de vitamine D3 ; cette association est indiquée dans la prévention et la correction des carences vitamino-calciques, sans limitation d’âge (pas seulement chez les sujets âgés). Cette posologie est aussi particulièrement adaptée à la grossesse, vu les besoins en calcium et la nécessité de ne pas dépasser 600 UI de vitamine D par jour. Cette nouvelle spécialité est remboursée par la Sécurité sociale au taux de 65 %.
Conférence de presse organisée par les Laboratoires Théramex avec la participation du Pr J.-Y. Reginster (Belgique) et du Dr M.-Ch. Micheletti (Monaco).
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