La Ligue contre le cancer demande la poursuite du test au gaïac dans le dépistage du cancer colorectal

Publié le 15/12/2014
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Crédit photo : PHANIE

Le dépistage colorectal organisé en France est menacé de paralysie totale, en l’absence d’une sortie de crise rapide. Face au retard à la mise en œuvre du test immunologique, la Ligue contre le cancer « exige la poursuite, sans interruption, du test au gaïac ».

La procédure d’attribution des marchés, engagée par la Cnamts en lien avec le ministère de la Santé s’est compliquée de recours juridiques émanant de la part des 3 entreprises dont les offres ont été écartées. Ces contestations ont différé la mise en place du nouveau test au point aujourd’hui de menacer de gripper complètement le système.

En effet, alors que l’arrêt de la lecture du test au gaïac était initialement prévu au 31 janvier 2015, « les stocks du test Hémoccult II sont quasiment épuisés » et « dans de nombreux départements, la population n’est plus invitée à participer au programme de dépistage actuel », comme s’en alarme la Ligue.

Une décision juridique attendue avant Noël

La Ligue contre le cancer souligne le fait qu’il est « indispensable de ne pas créer de rupture dans le parcours de prise en charge "dépistage-diagnostic-soins" ». Si le test au gaïac n’est pas rapidement remis sur le marché, elle craint une augmentation des cancers de l’intervalle et une démobilisation à la fois des populations et des professionnels qui «ne doivent pas subir les errements organisationnels».

La Cnam se veut rassurante : « les analyses juridiques seront achevées prochainement » et « qu’une décision sera prise avant Noël ». Elle rappelle que le marché doit être « attribué dans des conditions juridiques parfaitement sécurisées », car ensuite « il ne sera plus possible de revenir au test actuel ». La Cnam ne semble pas exclure un retour du test au gaïac si besoin est, puisqu’elle annonce en conclusion que « quelle que soit la décision prise, tout sera fait pour assurer la continuité du dépistage des patients ».

Dr I. D.

Source : lequotidiendumedecin.fr