La garde de nuit profonde sans libéraux ? SOS écrit à Hollande et suspend son activité dimanche

Publié le 22/01/2015
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Crédit photo : AFP

SOS Médecins sort ses griffes. Dans un courrier adressé à François Hollande (format PDF), l’association s’alarme de décisions administratives locales aboutissant à supprimer toute PDS libérale en période de nuit profonde (entre minuit et 8 heures du matin). « Des décisions prises récemment par certaines agences régionales de santé créent des situations dangereuses pour les patients et indignes pour la France », alerte SOS qui cite la Lorraine et le Pas-de-Calais.

« Monsieur le Président, trouvez-vous normal qu’entre minuit et 8 heures du matin, les parents d’un nourrisson souffrant de laryngite ou de bronchiolite, soient contraints de le conduire obligatoirement aux urgences pédiatriques ? Qu’un patient faisant une crise de colique néphrétique au milieu de la nuit, soit obligé de se rendre aux urgences de l’hôpital pour être soulagé ? Qu’une personne âgée faisant un épisode de gêne respiratoire au petit matin, n’ait d’autre solution que de partir en ambulance finir sa nuit dans un couloir d’hôpital ? Qu’une personne en fin de vie dont les douleurs sont trop violentes, ne puisse pas être soulagée à domicile ? », peut-on lire.

Droit d’accès au généraliste à toute heure

Ces patients auraient pu être pris en charge par des médecins de nuit « leur évitant les contraintes et le traumatisme de l’hospitalisation nocturne », ajoute le courrier. « Monsieur le Président, intervenez pour que le bon sens revienne et que les patients retrouvent le droit d’accès à un médecin généraliste à toute heure du jour et de la nuit », réclame SOS qui évoque au passage le coût pour la collectivité du recours aux urgences « cinq fois supérieur à celui de l’envoi d’un médecin au chevet du patient ».

SOS annonce une suspension d’activité ce dimanche 25 janvier 2015 à partir de 8 heures du matin sur l’ensemble du territoire français. Les médecins de SOS avaient déjà interrompu leur activité durant 48 heures les 29 et 30 décembre 2014 pour dénoncer les effets du projet de loi santé.

Cyrille Dupuis

Source : lequotidiendumedecin.fr