Journée de l'AVC : « tous concernés ! », clame la Société française neurovasculaire

Par
Dr Irène Drogou -
Publié le 29/10/2018
AVC, trombolyse

AVC, trombolyse
Crédit photo : Phanie

« L'AVC, nous sommes tous concernés ! », c'est le message clé de la campagne 2018 de la Société française neurovasculaire (SFNV) à l'occasion de la Journée mondiale de l'accident vasculaire cérébral (AVC), le 29 octobre.

« Agir vite, c'est important », appuie de son côté le ministère de la Santé. Devant une déformation ou un engourdissement de la bouche, une faiblesse ou un engourdissement d'un côté du corps, une difficulté à parler, « appelez immédiatement le SAMU, téléphonez au 15 », exhorte l'affiche ministérielle grand public de sensibilisation. Et ce « même si les signes disparaissent spontanément », est-il précisé sur l'affiche 2018. 

Une urgence médicale

L'AVC est une urgence médicale dont le traitement doit débuter le plus tôt possible pour limiter les séquelles. Les traitements de l'AVC ischémique – l'AVC étant ischémique dans 85 % des cas et hémorragique dans 15 % – sont limités dans le temps, thrombolyse dans les 4 h 30 et thrombectomie dans les 6 heures.

Chaque minute compte pour l'acheminement des personnes victimes vers les 135 unités neurovasculaires sur le territoire ou « pour le recours à la télémédecine », est-il souligné dans un communiqué commun DGS/DGOS.

En France, il y a plus de 140 000 victimes d'AVC par an, dont 32 000 accidents ischémiques transitoires (AIT), selon les chiffres de la SFNV. Près de 75 % des survivants gardent un handicap physique. Seulement 40 % reprennent une activité physique professionnelle à temps plein. 

Chez l'enfant aussi

Savoir reconnaître un AVC est essentiel car l'AVC n'épargne aucun public. Si les hommes sont plus touchés avant 75 ans, la fréquence est plus élevée chez les femmes en raison de leur espérance de vie plus longue. Près de 55 000 femmes sont hospitalisées par an pour un AVC et c'est la 1re cause de mortalité avant le cancer du sein. Certes, 75 % des victimes ont plus de 65 ans, – ce qui représente plus de 80 000 personnes par an – mais l'AVC existe aussi chez l'enfant, avec 500 à 1 000 cas par an en France. 

Si la moitié des cas chez l'enfant sont de cause inconnue, ce n'est pas le cas chez l'adulte. Hypertension artérielle, tabagisme, cholestérol, diabète, obésité, arythmie cardiaque, ces facteurs de risque modifiables sont autant de leviers à actionner en prévention de l'AVC chez les sujets à risque élevé mais aussi dans la population générale, comme recommandé dans le plan national de santé publique « Priorité prévention ».   


Source : lequotidiendumedecin.fr