INSERM : « Le conflit d'intérêts a été réglé dès mon arrivée au ministère »

Publié le 18/06/2018

Réagissant à une question sur la succession du Pr Yves Levy à la tête de l'INSERM et à la suite de la polémique relancée par « The Lancet », Agnès Buzyn a clairement indiqué n'avoir aucun rôle à jouer dans cette nomination. « Je ne veux pas être mêlée à cette affaire », a-t-elle déclaré sur RTL.

« Le conflit d'intérêts a été réglé dès mon arrivée au ministère, puisqu’un décret a été signé quarante-huit heures après qui stipule que je ne suis plus la tutelle de cet organisme », a-t-elle précisé. « C'est Matignon qui a la tutelle, donc je ne suis au courant de rien de ce qui concerne l'INSERM. (...) Ça ne me regarde pas, je ne m'en mêle pas, je ne suis pas informée », a-t-elle ajouté.

Huit candidats sont en lice, dont seuls deux — Philippe Froguel et Jessica Zucman-Rossi — ont rendu leur candidature publique. Pour la ministre, ce n'est pas un signe d'« opacité », comme le suggère la revue britannique mais c'est « dans la loi » qui « garantit l'anonymat (des candidats), sinon ils n'oseraient pas postuler face au risque d'être mis en échec ».

Est-il souhaitable que le professeur Lévy soit reconduit ? lui ont demandé les journalistes. « Ça ne me regarde pas », a-t-elle martelé. « C'est le choix du gouvernement, je ne veux pas être mêlée à cette affaire, la loi aujourd'hui m'oblige à être en déport, et je suis en déport. »

 

À propos du « Lancet », Agnès Buzyn indique : « Il faut creuser un peu, parce qu'aujourd'hui il y a un gros débat en Europe, à cause du Brexit, sur les aides à la recherche qui ne seront plus octroyées aux Anglais. »

Les auditions des candidats sont prévues le 21 juin. Le Pr Lévy assure l'intérim, selon un arrêté du Premier ministre et de la ministre de la Recherche. Cette décision elle-même a suscité des remous et des chercheurs auraient jugé préférable de confier cet intérim à la directrice générale déléguée de l'institution.


Source : lequotidiendumedecin.fr