Insécurité : la CSMF veut des réponses concrètes pour les libéraux, pas des gadgets

Publié le 06/09/2013

L’annonce, le 4 septembre, par les ministres de la Santé et de l’Intérieur d’un prochain renforcement des dispositifs de sécurité à l’hôpital fait des jaloux en ville.

La CSMF dénonce ce vendredi le « deux poids deux mesures » dans ce dossier et refuse que les professionnels libéraux soient, eux, « les oubliés du gouvernement » dans les questions de sécurité.

S’agissant des libéraux, Marisol Touraine et Manuel Valls s’étaient contentés de propos évasifs dans leur communiqué commun. « Les actions engagées par les ministères des Affaires sociales et de la Santé et de l’Intérieur, en lien avec les conseils départementaux de l’Ordre des médecins et les agences régionales de santé, seront poursuivies, notamment les réunions d’information et de sensibilisation (...) auprès des responsables départementaux de l’Ordre des médecins ».

Boîtiers, vidéosurveillance...

Pour la CSMF, le compte n’y est pas. La mise en œuvre du protocole national de sécurité décidé en 2011 pour sécuriser les libéraux « a pris un retard considérable », accuse le syndicat présidé par Michel Chassang.

La CSMF réclame la mise à disposition pour tous les praticiens libéraux d’un boîtier électronique ou équivalent relié au commissariat ou à la gendarmerie en cas de danger, le développement de la télésurveillance des cabinets ou encore la facilitation des dépôts de plainte des médecins directement à leur cabinet en cas d’agression. « La situation d’insécurité est telle que les médecins ne peuvent pas se voir proposer des mesures symboliques et encore moins des gadgets », met en garde la CSMF.


Un médecin séquestré et menacé à Verdun

« L’Est républicain » a fait état le 5 septembre d’une agression sur un médecin de garde dans la nuit de mardi à mercredi.
Envoyé par le
SAMU au domicile d’un patient se plaignant d’arthrose dans la hanche, ce praticien s’est retrouvé face à deux individus « à première vue alcoolisés », rapporte le journal. Le médecin de garde a ensuite été menacé à plusieurs reprises d’être « jeté par la fenêtre » et séquestré pendant une demi-heure, avant de s’échapper et de déposer plainte.  
 
C. D.

Source : lequotidiendumedecin.fr