Après avoir été reçus séparément au ministère de l'Emploi et de la Solidarité, Convergence infirmière et la Fédération nationale des infirmières (FNI), les deux principaux syndicats représentatifs des infirmières libérales, poursuivent leur mobilisation, tout comme l'Organisation nationale des infirmières libéraux.
Convergence infirmière, qui revendique 8 000 adhérents sur les 53 000 membres de la profession, regrette de n'avoir obtenu, « malgré l'attention particulière des responsables du ministère, aucune satisfaction à ses revendications », qui portent principalement sur une revalorisation tarifaire.
Le syndicat réclame en préalable à toute discussion, 230 millions d'euros pour le rattrapage des tarifs bloqués depuis quatorze ans. Il demande une remise à plat de la convention : « Nous ne voulons plus de seuil d'activité, parce que nous pensons qu'il faut formaliser une démarche de soins de qualité, précise Annick Touba, la présidente. C'est également pour cette raison que nous souhaitons que le programme de soins infirmiers soit modifié. »
Vers des négociations avec la CNAM
Sur ces deux points, le ministère ne se prononce pas et renvoie les infirmères, comme pour les médecins libéraux, à la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM). Des négociations doivent s'engager dans les jours à venir. Pour preuve de bonne volonté, le syndicat a décidé de mettre un terme à la grève totale des soins qui avait commencé le 20 décembre. Mais il a aussitôt appelé les infirmières libérales à rester mobilisées pour préparer la manifestation nationale prévue le 22 janvier. Et une nouvelle grève des soins pourrait être décidée si rien ne bouge dans les prochains jours.
Cette date du 22 janvier correspond à celle choisie par un autre syndicat, l'Organisation nationale des infirmiers libéraux (ONSIL), qui vient également d'être reçue au ministère, et qui a décidé une manifestation nationale le même jour, pour obtenir des revalorisations salariales et une reconnaissance à bac + 4 de leur diplôme. Cette manifestation est organisée conjointement avec les infirmières scolaires de la FSU et la Coordination priorité santé des hôpitaux publics.
De son côté, la Fédération nationale des infirmières (FNI), qui revendique 7 000 adhérentes, annonce « des actions régionales et départementales de harcèlement » des conseils d'administration des caisses d'assurance-maladie à partir du 20 janvier prochain. « Ils sont responsables de l'état de délabrement du système de soins infirmiers, car ils n'ont tenu aucun des engagements figurant dans sa convention nationale », estime-t-elle dans un communiqué. Elle maintient la grève illimitée de toute nouvelle prise en charge des soins de maintien à domicile qu'elle a lancée le 8 décembre au cours de son congrès national.
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