Industrie du médicament : 27 plans sociaux en France en 2012, déjà 26 en 2013...

Publié le 22/11/2013
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Crédit photo : BSIP

Le ciel continue de s’assombrir pour l’industrie pharmaceutique française, déjà confrontée à un marché en récession et à une mutation de son modèle économique. Au cours de l’année 2012, les laboratoires implantés dans l’Hexagone ont été contraints de mettre en place 27 plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), autrement dit, des plans de licenciements de plus de dix salariés. Ces 27 PSE ont concerné 4 438 postes (notamment dans les effectifs de la visite médicale et des activités de gestion), dans un secteur qui emploie encore 101 000 personnes.

« 2 643 suppressions de postes »

Le LEEM (Les Entreprises du Médicament), qui révèle ce vendredi les chiffres de son dernier « Baromètre Emploi », précise que pour l’année 2013, « 26 PSE ont déjà été annoncés, pour 2 643 suppressions de postes ». Pour 2013, le LEEM prévoit une nouvelle baisse du nombre de salariés du secteur, qui pourrait passer sous la barre symbolique des 100 000 emplois directs. Les chiffres globaux de l’emploi dans le secteur sont éloquents : - 0,9 % en 2012, et une prévision de - 2,1 % pour 2013.

Parmi les principales menaces sur l’emploi et la compétitivité des entreprises du médicament, les industriels citent les coûts croissants de la R&D, la montée en puissance des génériques, l’inflation des coûts de production et le renforcement de la concurrence.

Colmater ou réformer

Le président du LEEM, Patrick Errard, voit dans ces prévisions la conséquence de « trois ans d’alourdissement de la régulation, d’intensification de la pression fiscale, et de ralentissement de l’accès au marché des médicaments ». Certains articles du PLFSS 2014 (taxant les ventes directes de médicament par exemple) risquent d’aggraver encore la situation.

Selon le LEEM, soit le gouvernement poursuit sa politique de « colmatage des déficits par des mesures de contrainte entraînant le secteur dans une spirale négative », soit il « met en place des réformes structurelles ». Le patron du LEEM suggère par exemple de « s’attaquer » aux dépenses hospitalières.

 H.S.R.

Source : lequotidiendumedecin.fr