Hôpital : l’épineux problème des CET reste entier

Publié le 17/04/2012
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Crédit photo : S. TOUBON

À trois semaines du second tour de la présidentielle, les intersyndicales (1) de praticiens hospitaliers (PH) ont entre leurs mains un projet de décret relatif aux comptes épargne temps (CET), fruit de plusieurs mois de négociations menées à la suite de la signature d’un accord-cadre sur les conditions d’exercice à l’hôpital, en décembre dernier. En dix ans, l’hôpital a accumulé deux millions de jours de RTT non posés.

Selon ce document, chaque PH ayant ouvert un CET se voit proposer trois possibilités : poser ses jours stockés, se les faire racheter à 300 euros brut la journée ou les transformer en point retraite. Avenir hospitalier, intersyndicale non-signataire et qui n’a pas été associée aux négociations, sa représentativité n’ayant toujours pas été reconnue, s’alarme dans un communiqué des propositions « ridicules » du ministère et dénonce « une arnaque totale ». « Cette somme de 300 euros est moitié moins importante que ce que gagne un PH en fin de carrière, celui donc, qui a accumulé le plus de RTT », explique le Dr Nicole Smolski, présidente de l’intersyndicale.

Sur la possibilité de transformer ces jours de CET en point retraite, Le Dr Jean-Claude Penochet, nouveau président de la Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH) et successeur du Dr Pierre Faraggi, dénonce l’obligation faite aux PH d’« épargner uniquement auprès de deux organismes, le Prefon et le Corem. Les avantages sont maigres ».

Plus réservé, le Dr Norbert Skurnik, président de la CMH, rappelle de son côté qu’« ayant signé l’accord-cadre, il est difficile pour la CMH de pratiquer le double langage ». Tout comme les autres syndicats, il estime que la possibilité de voir le texte adopté en Conseil d’État avant le second tour de la présidentielle est réduite.

(1) Coordination médicale hospitalière (CMH), Syndicat national des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des hôpitaux publics (SNAM-HP), Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH), Intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH).

ANNE BAYLE-INIGUEZ

Source : lequotidiendumedecin.fr