Handicaps congénitaux : les médecins doivent préparer à la différence

Publié le 22/11/2011

Dans un rapport de l’Académie nationale de médecine sur les handicaps physiques congénitaux, le Pr Denys Pellerin plaide pour que les professionnels des centres multidisciplinaires de diagnostic prénatal soient non seulement des « facilitateurs » de la décision des parents mais également des « préparateurs » à l’accueil de la différence.

Au cours de l’échographie des 12, 22 et 32 semaines de grossesse, l’identification d’une malformation, « si localisée et minime qu’elle soit », conduit souvent au choix d’une interruption médicale de grossesse, constate-t-il. Le Pr Pellerin estime également nécessaire de renforcer la mission des centres de compétence, qui ne répondent que « difficilement à l’attente des personnes handicapées adultes ».

Le Pr Henry Hamard, auteur d’un autre rapport de l’Académie sur « L’enfant handicapé mental », déplore le manque de médecins formés dans le domaine du dépistage des maladies handicapantes. Il faut créer, selon lui, une sur-spécialité de médecine de pédiatrie du développement. Par ailleurs, il ne faut pas imposer à tout prix une intégration scolaire, particulièrement dans l’enfance et l’adolescence : « Mieux vaut un enfant heureux en institut éducatif que malheureux dans une classe normale », juge le médecin.

S. H.

Source : lequotidiendumedecin.fr