Handicapés en Belgique : les financements continueront

Publié le 26/10/2015

La ministre de la Santé Marisol Touraine a souligné vendredi que les personnes handicapées qui souhaiteraient être accueillies dans des structures en Belgique pourront continuer à le faire en étant financées par la France. Les personnes « qui expriment le souhait d’être accueillies dans des structures belges (...) pourront continuer d’être financées en Belgique » par la France, et celles « qui sont actuellement en Belgique » faute de places dans l’Hexagone « continueront d’être financées par la France », a déclaré la ministre lors de l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée.

Elle répondait à des inquiétudes formulées par des députés, notamment Jacqueline Fraysse (Front de gauche) après les propos mercredi de la secrétaire d’État aux Personnes handicapées, Ségolène Neuville. Celle-ci avait annoncé la fin du « flux de l’assurance-maladie vers la Belgique », ajoutant : « Les départs forcés vers la Belgique pour les personnes handicapées, financées par l’assurance-maladie, à partir de maintenant, c’est fini ». Marisol Touraine a précisé qu’il s’agissait d’un « sujet grave, difficile et il ne faut pas qu’il y ait d’ambiguïtés ». Il y a en Belgique « 1 579 enfants actuellement accueillis et 4 502 adultes (...) qui proviennent de 83 départements français ». Pour les deux tiers, il s’agit d’accueils en foyer de vie, donc avec des financements par les départements et non pas l’assurance-maladie, a-t-elle expliqué, indiquant que les sommes actuellement consacrées aux personnes en Belgique représentent 82 millions d’euros pour l’assurance-maladie. Elle a souligné que le gouvernement prévoyait deux dispositifs pour régler le problème : un fonds d’amorce de 15 millions d’euros annoncé il y a quelques jours pour « relancer une dynamique de financement » de places d’accueil et une deuxième mesure dans le projet de loi santé, un « plan global d’accompagnement des personnes en situation de handicap » que 23 départements sont prêts à expérimenter.

Dr L. A.

Source : lequotidiendumedecin.fr