Fin de vie : la Société française des soins palliatifs demande une politique efficace d’accompagnement

Publié le 27/10/2014
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Crédit photo : S TOUBON

La mise en place d’une politique efficace d’accompagnement de la fin de vie doit répondre au« scandale » du non-accès aux soins palliatifs, dénoncé par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), réagit la Société française des soins palliatifs (SFAP).

Cette politique doit reposer sur 5 objectifs, détaille la SFAP. Les patients doivent être mieux informés de leurs droits « à dire ce qu’ils souhaitent pour leur fin de vie, à être écoutés, à refuser l’acharnement thérapeutique, à ne pas souffrir ».

La volonté du patient doit être mieux prise en compte grâce à des directives anticipées plus contraignantes, et proposées plus systématiquement.

Améliorer la prise en charge en EHPAD et à domicile

Le rapport du CCNE rappelait que 13 000 personnes de plus de 75 ans succombent chaque année aux urgences, 25 % des résidents d’EHPAD décèdent à l’hôpital ; et 85 % des structures n’ont pas d’infirmière de nuit.

La SFAP réclame le renforcement de la formation de tous les professionnels œuvrant auprès des personnes âgées, notamment en matière de soulagement de la douleur, et la généralisation d’une infirmière de nuit en EHPAD.

À domicile, les équipes de soins palliatifs doivent être renforcées et l’accompagnement aux aidants soutenu via un accès simplifié aux aides et au développement des gardes-malades ou des lieux de répit.

Enfin, la SFAP, opposée à l’euthanasie, plaide pour le droit des malades à demander une sédation en phase terminale lorsqu’ils présentent un symptôme qu’ils jugent insupportable et face auquel les autres moyens ont échoué.

« La mission confiée par le Premier ministre à Alain Claeys et Jean Leonetti est une opportunité majeure pour proposer à nos concitoyens une politique efficace d’accompagnement de la fin de vie », conclut la SFAP.

C. G.

Source : lequotidiendumedecin.fr