Feu vert de l'Assemblée à un déploiement accéléré des assistants médicaux

Publié le 26/10/2018
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Crédit photo : S. Toubon

L'Assemblée nationale a donné son feu vert vendredi à l'accélération du déploiement des assistants médicaux et des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), pour « redonner du temps » aux médecins, en particulier dans les départements en manque de praticiens.

Dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2019, les députés ont validé la création des assistants médicaux – aux fonctions à mi-chemin entre le secrétariat et les soins infirmiers – l'une des ambitions majeures du plan Ma santé 2022, présenté par Emmanuel Macron mi-septembre. « Dans le temps de la consultation, il y a tout un tas d'actes qui pourraient être accomplis par quelqu'un d'autre que le médecin (...) Cette mesure vise à dégager du temps pour les médecins regroupés dans des zones sous-denses », a expliqué la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Plutôt des ex-aides-soignants

Les profils recherchés seraient plutôt ceux « d'aides-soignants cherchant une reconversion », a indiqué la ministre dont l'amendement a été voté à l'unanimité, malgré les réticences de quelques députés. Sylvia Pinel (Libertés et territoires), notamment, n'était « pas sûre que ce soit la meilleure manière de revaloriser la médecine générale ».

Les syndicats et associations d'infirmières, qui dénoncent un « mépris du gouvernement », sont mobilisés contre la création projetée de ces 4 000 postes d'assistants médicaux. Ils estiment que cela revient à « servir sur un plateau aux médecins généralistes des "secrétaires sanitarisée" payées par la collectivité ».

« Les conditions de déploiement et d’accompagnement financier de ce nouveau dispositif susceptible de concerner plusieurs milliers de cabinets médicaux ou de structures de soins seront définies dans les cadres conventionnels correspondant aux différentes structures concernées (cabinets médicaux, maison et pôles de santé, centres de santé) », précise le texte.

Avec cet amendement, les députés ont aussi validé l'objectif de couvrir tout le territoire français en CPTS « dans un délai de trois ans ».

 


Source : lequotidiendumedecin.fr