Euthanasie : première victoire pour une Britannique en justice

Publié le 02/09/2001
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Une Britannique totalement paralysée par une dégénérescence nerveuse incurable va peut-être gagner en justice le droit de se faire euthanasier par son mari, sans que celui-ci soit menacé de poursuites judiciaires. La Haute Cour de Londres a en effet jugé, la semaine dernière, que la requête de Diane Pretty, 42 ans, devait être examinée. Le parquet général avait, quant à lui, indiqué qu'il ne pouvait pas garantir l'immunité de son époux. Soutenue par l'association de défense des droits civiques Liberty et une autre pour le droit à l'euthanasie, Mme Pretty avait décidé de contester cet avis. « J'espère que la Cour se prononcera en faveur de ma femme et donnera une suite favorable à sa requête », avait déclaré M. Pretty. La loi sur le suicide (Suicide Act) de 1961 prévoit des poursuites pénales en cas d'aide au suicide, mais les avocats de Mme Pretty estiment ces dispositions contraires à la Convention européenne des droits de l'homme. « C'est une terrible maladie et elle (Mme Pretty) a vu son état se détériorer rapidement depuis l'année dernière lorsqu'elle a été confinée dans une chaise roulante », a déclaré l'un de ses avocats, Me Philip Havers. Diane Pretty, qui ne peut bouger aucun de ses membres, se nourrit grâce à une perfusion et communique par le biais d'un ordinateur relié à son fauteuil. Selon son avocat, cela ne l'empêche toutefois pas de pouvoir jouir de toutes ses capacités mentales et de prendre ses propres décisions.

Le Quotidien du Mdecin

Source : lequotidiendumedecin.fr: 6958