Euthanasie : Fillon rebondit en proposant « un nouveau cadre »

Publié le 14/02/2012
1329236020324260_IMG_77554_HR.jpg

1329236020324260_IMG_77554_HR.jpg
Crédit photo : AFP

L’ouverture d’un débat sur la fin de vie, comme l’avait promis François Fillon en janvier 2011, aurait peut-être pu faire avancer le schmilblick. La promesse n’a pas été tenue et les positions restent figées entre ceux qui souhaitent aller vers une légalisation de l’euthanasie et les autres qui s’en tiennent à l’interdiction de l’obstination déraisonnable.

Ainsi François Fillon répète, ce mardi, qu’il n’y a pas « besoin de nouvelles évolutions législatives » sur la fin de vie et que la « priorité » devait être de « mieux faire connaître » les dispositifs existants aux patients et professionnels de santé. Preuve en est le rapport de l’Observatoire national de la fin de vie, remis aujourd’hui par le Pr Régis Aubry (voir notre édition de jeudi).

Le document de 260 pages, qui « fait le point sur les débats et les avancées de la recherche » dans ce domaine et « revient sur l’avancement du programme de développement des soins palliatifs 2008-2012 », constate notamment qu’une majorité des Français ignore les termes de la loi sur la fin de vie.Et pourtant, indique le Premier ministre, « le cadre législatif issu de la loi Leonetti de 2005 donne de très larges possibilités pour mieux répondre à des situations humaines difficiles ». De son côté, l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) s’élève contre les conclusions du rapport « ce brûlot anti-euthanasie ». Rappelons que le candidat socialiste, François Hollande, a récemment évoqué, parmi ses « 60 propositions », la possibilité d’instituer « une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ».

Mais le Premier ministre, loin d’être à court de propositions, a réaffirmé la volonté du gouvernement « d’intensifier ces efforts pour développer une culture de la prise en charge palliative encore récente dans notre pays ». Et il a demandé aux ministres Xavier Bertrand (Santé) et Roselyne Bachelot (Solidarités) ainsi qu’à la secrétaire d’État Nora Berra de « préparer le nouveau cadre qui permettra la continuité et le renforcement de l’action publique en matière de soins palliatifs ».

STÉPHANIE HASENDAHL

Source : lequotidiendumedecin.fr